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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 11:03

A bean - Adam - AKA - Amor - Batman - Chamallow - Clarity - Comprimé magique - Décadence - Discoburger - Doctor E - Ecsta - Ecstasy - Essence - Eve - EX - Gorbys - Kermit - Kleenex - Love - Love drug - Love potion 9 - M&Ms - MDM - Mercedes - Methylènedioxymétamphétamine - Number 9 - Pilule d'amour - Pilule magique - Playboy - Popeye - Rave - Rolling - Roll rolling - Running - Slits - Smiley - Snowball - SupermanX - X ing - XTC - Yellow sunshine - Yin yang

 

L'ecstasy désigne le plus souvent le MDMA, mais il est également utilisé pour le MDA, le MDEA, le MBDB, le Nexus, l'association khat+éphédrine, les amphétamines, le LSD, la kétamine, le gamma OH, l'éphédrine, la caféine, les antihistaminiques, les anticholinergiques, les anabolisants, les corticoïdes, la chloroquine, l'aspirine


http://annonces-france.atoncer.com/adpics/4fcf312261f8a502401a1eb93.jpg

 Pharmacologie

 

Groupe de substances à structure méthylènedioxyamphétamine, proche de la mescaline, ayant une forte affinité pour le système sérotoninergique, moindre pour les systèmes dopaminergiques et adrénergiques.

 

Système sérotoninergique : libération et inhibition de la recapture, action agoniste 5HT2 responsable des effets hallucinogènes, et légèrement 5HT1. A noter un épuisement des stocks de sérotonine après quelques heures.

 

Système dopaminergique : libération de dopamine (inhibition de la recapture très faible).

 

Système noradrénergique : inhibition de la recapture via un antagonisme alpha 2 .

 

Forte affinité pour les récepteurs M1 à la muscarine, fixation sur les sites de la recapture.

 

Potentiel de dépendance

 

Les études d'autoadministration chez l'animal montrent une généralisation avec la cocaïne et l'amphétamine. Une petite proportion de consommateurs, estimée à 15 % environ, en prend de manière répétée (plus de 4 fois par semaine). A long terme, on observe une perte des effets entactogènes, du fait de remaniements au niveau du système sérotoninergique, et un rapprochement vers des effets de type amphétamine par phénomène de sensibilisation du système dopaminergique.

 

Il n'a pas été décrit de manière formelle de syndrome de sevrage, cependant on peut observer une phase d'irritabilité , d'angoisse, de fatigue dans les jours qui suivent la prise.

 

Signes d'imprégnation

 

Hyperactivité motrice modérée.

 

Augmentation du niveau de vigilance, diminution du temps de sommeil.

 

Mydriase.

 

Risques

 

Aigus

 

Neurovégétatifs : tachycardie sinusale le plus souvent (rarement tachycardie ventriculaire, allongement de l'espace QT), sécheresse buccale, nausées, perte d'appétit, sueurs.

 

Neurologiques : céphalées, vertiges, tremblements, paresthésies, troubles de la marche douleurs musculaires, trismus et bruxisme, insomnie, convulsions, mydriase, confusion, syndrome sérotoninergique, et plus rarement syndrome de type syndrome malin des neuroleptiques, AVC ischémique ou hémorragique.

 

Psychiatriques : dépression, anxiété, attaque de panique ou bad trip, psychose.

 

Divers : hyperthermie, déshydratation, rhabdomyolyse, hépatite fulminante dans le cadre d'un syndrome hyperthermie-rhabdomylyse, pneumomédiastin, CIVD, SIADH et hyponatrémie.

 

Mortalité rare mais non liée à la dose : des cas de décès, par hyperthermie avec rhabdomyolyse et/ou défaillance multiviscérale, après prise unique, faiblement dosée, ont été enregistrés.

 

Chroniques

 

Hépatite surtout cytolytiques apparaissant 8 à 15 jours après la prise, évolution vers la stéatose, la cirrhose puis l'encéphalopathie favorisée par la répétition des prises.

 

Sécheresse buccale, bruxisme et caries dentaires.

 

Psychose, dépression, flashbacks réversibles mais pouvant être durables.

 

Troubles mnésiques infra-cliniques le plus souvent, persistant même après l'arrêt du MDMA.

 

Lésions des neurones sérotoninergique

 

Grossesse

 

Risques inconnus. Vraisemblablement proche de l'amphétamine.

 

Effets recherchés

 

A faibles doses, effets entactogènes, excitation, diminution de la sensation de fatigue, augmentation des perceptions sensorielles.

 

Hallucinations à fortes doses.

 

Effets modulés par les attentes de l'utilisateur vis à vis du produit, son état psychique basal, son humeur au moment de l'utilisation, l'effet de groupe, et le lieu.

Modalités de prise

 

Par voie orale : 1 comprimé par prise chez la majorité des sujets (jusqu'à 5 par prise chez un petit nombre de sujets)

 

Consommation occasionnelle, récréative ou sociale : surtout en fin de semaine dans les raves ou les boites de nuit.

 

Essentiellement chez les adultes jeunes, en association avec du tabac, du cannabis, de l'alcool, LSD, poppers.

 

Prise en charge

 

Informer les patients des risques d'hyperthermie, et d'hépatite.

 

Rechercher et traiter d'éventuels troubles dépressifs ou des difficultés d'adaptation à la société sous-jacents.

 

Détection urinaire des dérivés de la méthylènedioxyamphétamine par une méthode immunologique. Confirmation et dosage quantitatif dans les urines et dans les cheveux par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse.

 

Les kits de testing des comprimés proposés dans les lieux de consommation reconnaissent la structure méthylènedioxyamphétamine. Le réactif utilisé est le réactif de marquis (formol et acide sulfurique) donne une coloration violette avec les substances à structure méthylènedioxymétamphétamine, orange avec les amphétamines, et vert avec le Nexus. Ils permettent d'éviter la consommation de substances autres que les méthylènedioxymétamphétamines, mais sont faussement rassurants, vu les risques potentiels de ces produits. A noter qu'ils donnent de nombreux faux-positifs.

 

Pharmacocinétique

 

Début de l'effet : 2O minutes à 1 heure après la prise.

 

Effet maximum au bout de 1 à 5 heures.

 

Durée d'action : 4 à 6 heures, jusqu'à 48 heures à fortes doses.

 

Métabolisé en MDA, desmethylenyl-MDMA, desmethyl-O-methyl-MDMA, désamino-oxo-MDMA, DHMA et THMA

 

Glucuro ou sulfoconjugaison des dérivés hydroxylés.

 

Interactions

 

Risque de syndrome sérotoninergique en cas d'association aux :

 

- antidépresseurs tricycliques, IRS et IMAO ...

 

- "smart drinks" riches en tryptophane.

 

SOURCE : http://www.centres-pharmacodependance.net/grenoble/ORITHYE/Monograp/ECSTASIE.htm

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 21:39

http://www.rue89.com/sites/news/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2010/07/1907_Ecsta_inside.jpg

 

L’ecstasy, ou sa molécule MDMA, aurait d’autres vertus que celle de vous faire danser toute la nuit avec de grands yeux écarquillés et des dents qui grincent. Un groupe de chercheurs américains vient de publier dans le « Journal of Psychopharmacology » le résultat d’une étude sur ses usages possibles dans le champ médical.

 

L’étude a été effectuée sur un échantillon de vingt patients, souffrant tous du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) sur lesquels les traitements classiques n’avaient pas eu d’effet positif. Huit d’entre eux n’ont consommé que des placébos. Les sujets traités à la MDMA auraient montré des signes de guérison à 83% sans aucun effet secondaire, selon le site internet de CBS news.

 

« L’Association multidisciplinaire pour les études psychédéliques » (MAPS), qui a mené l’étude, a obtenu le feu vert des autorités américaines pour effectuer des tests de plus grande ampleur sur des vétérans de l’armée.

 

Le psychiatre à l’origine de ce projet, Michael Mithoefer explique, cité par la BBC, que pour traiter un SSPT, il est nécessaire de faire revisiter au patient son traumatisme dans un cadre thérapeutique :

 

« La MDMA met les patients dans les conditions optimales pour la thérapie et les aident à raconter leur traumatisme sans être submergé par leurs sentiments. »

 

Les recherches concernant les bienfaits thérapeutiques de la MDMA remontent à plusieurs années. La DEA a autorisé le professeur Mithoefer à tester l’ecstasy sur ses patients en 2004, après plus de dix ans de lobbying de chercheurs de Harvard et de l’université de Californie.

 

Source : http://www.rue89.com/2010/07/19/lecstasy-pourrait-soigner-les-victimes-de-traumatismes-159273

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