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Le CEP FUTUR vous propose de partager le maximum de connaissances au sujet des psychédéliques et de leurs applications aussi diverses soient-elles.

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Les utilisateurs à long terme de kétamine risquent de sérieux problèmes de santé

http://kystes.blog.lemonde.fr/files/2008/12/ketamine.1229593028.jpgLes utilisateurs habitués de la kétamine, qui est maintenant la 4e substance médicamenteuse la plus populaire utilisé par les clubbers en Grande-Bretagne, risquent de sérieux problèmes de mémoire et de vessie, conclut l’étude la plus complète à ce jour sur cette drogue.

 

La kétamine, qui est utilisé par les médecins et les vétérinaires pour ses propriétés anhéstésiantes afin de soulager la douleur, est actuellement classé comme une drogue de classe C. Mais les auteurs de l’étude suggèrent qu’elle est potentiellement plus dommageables que d’autres drogues, dévantage que le cannabis (classe B) ou que l’ecstasy (classe A).

 

L’étude, publiée dans la revue Addiction , et réalisée pour le compte du Independent Scientific Committee on Drugs (ISCD), a été suite à une incompréhension généralisée à propos les méfaits potentiels du médicament.

 

La doctoresse Celia Morgan et le professeur Val Curran de l’Unité de psychopharmacologie clinique à l’University College de Londres, ont systématiquement examiné les données existantes sur le médicament, y compris leurs propres travaux de recherche originaux, datant des 11 dernières années.

 

Leur analyse montre que la kétamine a non seulement une dépendance, mais que l’utilisation fréquente de la drogue est associée à la “ketamine-induced ulcerative cystitis” autrement connu sous le nom de “K-vésicale” (“K-bladder”). Dans le pire des cas, cela peut aboutir à l’ablation chirurgicale de la vessie d’un jeune malade, selon les auteurs. L’utilisation quotidienne de la kétamine porte également et gravement atteinte à la mémoire à court et à long terme.

 

Le médicament peut être addictif, selon les auteurs, ajoutant que les utilisateurs fréquents échouent souvent à y renoncer, malgré les efforts répétés dans ce sens. «De façon anecdotique, nous avons rencontré de nombreux utilisateurs fréquents qui ont des difficultés dans le sevrage du médicament, et qui ne correspondent pas aux cadres habituels (officiels) des traitements de substitution pour les toxicomanes au Royaume-Uni».

 

Le Professeur Val Curran commente : «Il est vital que les utilisateurs de kétamine et les professionnels aient accès à des informations précises sur l’utilisation de la kétamine pour réduire les risques potentiels. Avec dans tout Londres, un unique traitement réservé spécifiquement à traiter la dépendance à la kétamine, il y a un besoin urgent d’augmentation des services de toxicomanie à l’échelle nationale pour les utilisateurs de ce produit, les reliant à des cliniques urologiques, afin de mieux évaluer l’efficacité de la classification comme un moyen de réduire les risques».

 

Au Royaume-Uni, la kétamine a été classé comme une substance de classe C en 2006. Selon une enquête annuelle sur les drogues, le prix moyen d’un gramme de kétamine au Royaume-Uni a chuté de 30 à 20£ entre 2005 et 2008, et aurait continué à baisser.

 

La kétamine a été inclus dans le British Crime Survey (BCS) depuis 2006 et le nombre estimé d’utilisateurs de kétamine est passé d’environ 85 000 en 2006/2007 à 113.000 en 2008/2009. De même, une enquête auprès de clubbers en 2001 a révélé qu’1 personne sur 4 interrogées avait pris la kétamine, une enquête similaire en 2009 a remonté cette proportion à 68% (env. 2/3).

 

Bien que les auteurs de l’étude soulignent que la classification actuelle de la kétamine, en vertu de la Misuse of Drugs Act ne reflète pas ses méfaits connus et potentiellements graves, ils nous avertissent aussi que : “Dans le même temps, il n’y a actuellement que peu de preuves, que le changement juridique de la classification d’un stupéfiant ait une incidence sur le comportement des usagers de drogues.”

 

Mais ils demandent aux cliniciens d’informer les jeunes sur les risques qu’ils pourraient prendre.

 

“Les jeunes devraient être mis au courant des risques physiques à long terme de l’utilisation de la kétamine. Cystite hémorragique, perte de contrôle de sa vessie, tout ça neva pas très bien avec l’image populaire de base que souhaite renvoyer un jeune, un message (peut-être efficace) de réduction des risques pourrait être construit ici (1)“, écrivent-ils.

 

Et ils ajoutent: “Les effets sur le long terme au niveau neurologique, neurocognitif et psychiatrique doivent encore être étudiés en amont, un bon suivi des anciens usagers de kétamine doit être réalisé.”

 

Notes :

 

(1) ”Les jeunes devraient être mis au courant des risques physiques à long terme de l’utilisation de la kétamine. Cystite hémorragique, perte de contrôle de sa vessie, tout ça neva pas très bien avec l’image populaire de base que souhaite renvoyer un jeune, un message (peut-être efficace) de réduction des risques pourrait être construit ici”

 

ndr : à partir de ces informations pour faire de la prévention, un peu par la peur quand même… En gros, en se servant d’une vérité stupide, c’est à dire la bétise des jeunes à toujours vouloir être en compétition les uns avec les autres, de toujours paraître… Donc ça ne touchera pas les jeunes qui sont vraiment en problèmes, ceux qui se laissent aller et qui s’en foutent, ceux qui ont d’un côté les yeux ouverts sur le monde – je n’en ai rien à battre du paraître – mais qui en souffrent et consomment pour se fabriquer et palier à un manque social ou autre….

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T
Bonjour, le lien ne fonctionne pas. J'aimerai bien la référence de l'article svp. D'avance, je vous remercie
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